À l'origine, le beaujolais était un bon petit vin léger, coulant, frais, qui titrait au moins 9° et que l'on
amenait à 11°. Il se buvait jeune et ne se consommait guère que dans les "bouchons" lyonnais. À cette époque, on le transportait en fûts. C'était à l'époque où le Juliénas était porté au pinacle,
c'était le bon temps, enfin, c'est toujours ce que l'on dit du temps passé... en l'occurrence, je suis tenté de le croire !
La calamité est arrivée par la faute des Américains - Eh! Oui... ces fouteurs de merdes, toujours eux ! Les séquelles du plan Marshall (1948). - Séduits par sa verdeur et son fruité, les Ricains
donnèrent au beaujolais, un coup de pouce inattendu, déplorable pour sûr, mais pour certains : inespéré !
Outre-atlantique, on ne voulait que du vin en bouteille... Or, pour pouvoir être transporté et conservé sans trop de dommage, un vin doit titrer au moins 12°, et l'on comprendra qu'à partir de la
fin des années 50, la demande américaine ait provoqué une « métamorphose » du beaujolais. C'est alors que l'on vit arrivé le "Beaujolais nouveau! »... Ah pour être nouveau, c'était nouveau ! Une
belle merde ! Bon ou mauvais, quand le pli est pris, il devient indélébile !
Autour des villages on n'entendait plus que le ronron des enjambeurs et le tir régulier des pulvérisateurs. En toutes saisons on traite à tours de bras : contre les champignons, les parasites,
les mauvaises herbes, les maladies, les araignées rouges et pour fertiliser le sol qui n'en peut mais... C'est à se demander comment la France a pu produire du bon vin avant l'arrivée de
PechineyUgine-Kuhlmann- Mossanto et autres bienfaiteurs de l'agriculture reconnaissante ! Il est recommandé aux viticulteur de ne pas manipuler ses produits chimiques sans avoir revêtu une tenue
adéquate et en n'oubliant surtout pas le masque à gaz... Rien que le fait de brûler des sarments dans les vignes, des jeunes gens ont dû être conduits à l'hôpital Edouard Herriot de Lyon. Quand
au consommateur, à l'autre bout de la chaîne, il ingurgite sans sourciller et en toute quiétude ce genre de potion, nul ne semble s'en soucier !
Année après année le beaujolais "primeur" a totalement sapé le bon vieux beaujolpif. Et on ne comprend pas ce soudain engouement pour une insipide mixture !
Quelle métamorphose ! Réfrigération, centrifugation, pasteurisation, etc. Tous les moyens sont bons pour arrêter la fermentation et stabiliser le pinard. La mode du « vin nouveau » a conduit à
bâcler en trois semaines, des opérations qui devraient prendre six mois. Cette « soupe » est-elle par trop insipide ? On n'hésite pas à l'arranger en mélangeant les cuves, les millésimes et -
pourquoi pas : les « appellations » Comme disent certains viticulteurs rigolards : « On fait ce qu'il faut... ». Tout un programme !
Les vieux vignerons disaient : « Pour que le beaujolais soit bon, il faut qu'il ait fait ses Pâques... ». On ne le mettait pas en bouteille avant début avril, le temps que la lie se dépose et que
le vin vienne à maturité.
Aujourd'hui, à grand renfort de publicité mensongère, on fait son beurre en deux mois de temps, après les vendanges on fourgue les deux tiers de la récolte. Quelle aubaine, un vrai pactole... «
Le beaujolais nouveau est arrivé !... ». Dans quel état ! C'est ça le Beaujolais ? Autrefois il était frais, gouleyant, parfumé, paré de toutes les qualités du vin jeune, aujourd'hui, tu
t'expédies derrière la cravate une goulée d'acide ! C'est une bibine immonde .Pour empêcher cette mixture de tourner au vinaigre, on y ajoute un rien d'anhydride sulfureux, puis deux doigts de
glycérol pour lui donner un peu de moelleux !
C'est ce qui arrive quand le beaujolais fait ses Pâques avant les Rameaux ! Comme il est précoce, il devance même la Noël... et que fait le service de répression des fraudes ? Que peut-il
faire... il ne dispose que d'un responsable pour tout le Beaujolais, le Mâconnais et une partie de la Savoie !
Le « Juliénas » n'échappe plus à ces manipulations, on mélange des vins de diverses appellations et on chaptalise à outrance toutes les vendanges des adhérents de la coopérative ... On n'arrête
pas le progrès ! On se demande comment un producteur peut encore rater son vin ; et pourtant ça arrive ! C'est sans complexe qu'un viticulteur explique :
« Une année où ma vinification était complètement loupée, un gros négociant m'a quand même acheté toute ma production. Mon vin manquait d'acide et le sien en avait trop. En mélangeant les deux,
il à réussi à faire un vin tout à fait correct... De toute façon, comme il y a davantage de consommateurs que de connaisseurs !... » .
« L'an dernier, disait un autre, j'avais le droit de produire 18000 litres de vin et je n'aurais pu en faire que 4000. Mais pendant les vendanges, on m'a proposé de me vendre la quantité de
raisin qui me manquait. Cela m'a coûté 4.520 F pour un rapport final de 120 000 F !
C'est ça le Juliénas ! ... A la bonne tienne ! Mais si ça t'amuse rien ne t‘empêches de payer cher 75 cl de merde !
Heureusement qu'il est des mots pour rire, des bons mots, je prends comme exemple le pet ému ( PMU),
parfois ému au point qu'il en perd la voix et qu'il n'est plus qu'une vesse !
Il en est d'autres que l'on cultive comme le mot : rave. Et puisque j'en parle, prenez donc le dictionnaire et vous trouverez que la Moravie est traversée par la Morava, le
doute n'est pas permis, il s'agit là de mots croisés !
On entend souvent parler des modèles, rarement des mots de « LUI » et qui se soucie de savoir d'où viennent les mauviettes, alors qu'elles nous sont tout simplement importées
d'Indochine !
Il est des mots qui ne veulent strictement rien dire, ainsi, les maux de dents et les modes « hors » les uns sont gratuits et les autres en soldes, ça n'a pas de sens ! Vous me
direz que les palindromes non plus n'ont pas de sens, n'empêche que que Pierre...LAVAL !
La langue française a beaucoup trop de mots à hic, c'est regrettable mais il paraît que cela sert à Mik ?
Certains mots nous posent problèmes, ainsi le mot de passe ! Vous avez un trou de mémoire, vous voilà bien ! Allez donc dire le mot passant ? et le maussade, en voilà un de
pervers ! Où peut-on trouver plus amer que le mot : bile ? Quand au moribond il est difficile de faire plus funeste...
On serait tenté à croire que les mots colorés seront plus agréables que nenni le morose déjà vire au sombre, sans parler du moricaud qui est presque noir !
Lorsque l'on voue traite de tous les petits noms d'oiseaux, on vous atteint généralement au mot « Râle » Vous parlez d'une antienne, il faut débiter une sacrée litanie ! J'en ai l'estomac
qui se noue, serait-ce les maux de la faim ?
N'empêche qu'en tous lieux, l'on utilise de plus en plus le mot « Quête », alors que les musulmans se contentent pour leur prière d'un simple tapis, convenez avec moi qu'il n'y a pas qu'en
Italie qu'il y a des mots d'Este !
Je vais encore parler de ma petite personne. Qui pourrait le faire mieux que moi ? Ceux qui ne me connaissent pas
s'en tape le coquillard et ceux qui me connaissent s'en foutent royalement, ils ne sont pas concernés. Donc il n'y a vraiment que moi pour en dire quelque chose.
Que vais-je bien pouvoir en dire ? Que l'on me prend pour un con ? Bravo ! Ça prouve que je ne suis pas complètement abruti puisque je m'en rends compte. Je dirais également que cela me laisse
froid, ceux qui me traitent de con le sont au moins autant que ce que je le suis, mais eux, ne s'en rendent pas compte ! C'est vraiment triste mais prouve ma supériorité, je ne peux que les
plaindre !
Au mois de mars 1999, à l'hôpital Henri Mondor à Créteil, les toubibs se sont vus obligé de me traverser la peau du bide pour y placer une sonde gastrique afin de permettre mon alimentation.
Cette sonde ne devait être que provisoire et, comme beaucoup de provisoires, c'est du provisoire qui tente de concurrencer la perpétuité, sa longévité n'ira cependant pas jusqu'à l'au-delà,
stoppée qu'elle sera par mon costume de sapin ! Elle n'aurait été mise en place que pour une durée maximum d'un an !... Je viens de l'apprendre et nous sommes le 23 avril 2002, soit trois ans
plus tard, elle aurait donc dû être supprimée ou, le cas échéant, remplacée il y a deux ans !
L'an dernier au mois d'août, cette sonde s'est trouvée être défectueuse et fut remplacée, après deux ans et demi de service ! Mais personne n'a rien dit, on a seulement trouvé épatant qu'elle
dure aussi longtemps, c'est en somme un record qui mériterait presque de figurer dans le « Guinness Book ».
On a donc effectué le remplacement de cette sonde défectueuse, par une autre, de structure différente. La première fut passée par la bouche, pour ressortir au-dessus du nombril, tandis que cette
dernière se contente de s'enfiler dans le trou existant, comme le fil dans le chas de l'aiguille. Mais ça ne s'arrête pas là !
Il a fallu que cette seconde sonde soit hors service après huit mois de fonctionnement pour que je sois obligé de partir en catastrophe me la faire remplacer. Après échange standard de la dite
sonde on m'a dit que j'aurais dû la faire remplacer au bout de six mois, durée de vie maximum prévue pour ce type d'engin et que j'aurai à prendre rendez-vous fin octobre, en vue du remplacement
de cette troisième édition. Voilà enfin du concret ! Il ne faut jamais désespérer, tout vient à point à qui sait attendre... Mais attendre qui, attendre quoi, quand tu es dans l'ignorance ?
Autrement dit, il a fallut trois années pleines pour que l'on m'informe, d'un air con... descendant de la conduite à tenir quand on à comme moi, le bonheur de posséder ce type de « pipe line »
!
Or il se trouve que cette troisième sonde n'a pas tenu ses six mois et au début septembre j'ai été obligé de la faire remplacée, le petit ballon qui, rempli d'eau, lui interdit de s'extraire,
s'est crevé. Il ne fallait pas mettre 20 cc mais 8 et ce, tous les 15 jours, après extraction des 8 précédents !( Alors que sur la sonde il est inscrit : 20 cc) Primo ce n'est pas moi qui ai mis
la flotte, secundo: on ne m'avait rien dit !
C'est à la suite de cette constatation que je me pose la question. Me prend-on, oui ou non pour un con ? Je ne suis pas loin d'en être persuadé ! Pour en revenir au provisoire, j'en ai la preuve
flagrante : La sonde est considérée H.S au bout de six mois, alors que l'industrie permet de les faire avec des matériaux ayant une durée de vie plus longue, seulement cela n'est pas prévu dans
le cahier des charges, puisqu'ils jugent la chose inutile. Ces grosses têtes n'ont pas entrevu la possibilité de durabilité... de perpétuité !
Autre question qui me fut posée : Êtes vous allergique à l'iode ? Réponse : Pas jusqu'à ce jour, ma seule allergie connue est l'allergie au travail ! - (Sourires) Pourquoi m'avoir posé cette
question alors que pour la mise en place de la dite sonde il n'est pas fait usage d'iode : vidange du ballonnet, extraction de la sonde défectueuse par simple traction, mise en place de la
seconde en lui faisant prendre le chemin à rebrousse poils, gonflement du ballonnet par injection de 8 cc d'eau PPI ( Pour Préparation Injectable) ! Temps mis : moins de cinq minutes. Comprenne
qui pourra, moi, je n'essaye même pas, je suis trop con! À moins que pour l'asepsie de l'environnement de l'ouverture pratiquée il y trois ans sur ma personne, comme il est fait usage en milieu
hospitalier, de « Bétadine », un antiseptique à base d'un soupçon de teinture d'iode (2% de teinture d'iode, pour 98% de sérum physiologique stérile) produit sans doute extrêmement allergisant,
on ait craint que je ne fasse une crise ? Alors là... Chapeau ! C'est pousser la conscience professionnelle jusque dans ses derniers retranchements ! Ce n'est pas le tout d'être infirmière, il ne
faut rien omettre ! Seule omission permise : l'information des patients... Ceci afin de ne pas trahir un secret professionnel ! On ne sait jamais, on parle, on parle... et puis ça vous échappe !
Va-t-en savoir après, les conséquences que cela peut avoir, ce peut être dramatique ? L'infirmière est là pour panser, pas pour penser... ni pour informer, que ce soit bien compris ! Pour
information, voir le toubib. C'est un très bon médecin, manque de pot il n'est pas bavard ou il est muet et toutes explications par écrit n'est pas possible, il est submergé de travail !
Alors Ducon, où en es tu ? - J'attends... - Mais au fait, tu attends quoi ?- Eh bien, j'attends que le monde soit un peu moins con, et ce n'est pas demain la veille ! N'ais craintes, je suis
patient !
Il est fier comme un paon, fort comme un taureau, têtu comme une mule, malin comme un singe, l'œil de lynx, chaud
lapin et fine mouche, mais un jour il est devenu chèvre pour une bécasse aux yeux de biche.
Il est arrivé frais comme un gardon à son premier rendez-vous et là, pas un chat !
Il fait le pied de grue en se demandant si cette dinde ne lui a pas posé un lapin. Il gamberge en songeant aux petits noms qu'il va bien pouvoir lui donner : ma caille, ma puce, ma biche... comme Louis De Funès !
Le gars qui lui a obtenu ce rancard et avec lequel il est copain comme cochon, lui a certifié " Cette poule a du
chien, une vraie panthère ! Tu seras un crapaud mort d'amour même si elle te traite comme une bourrique.
Il est sur le point de gueuler comme un putois, quand la voilà qui arrive. Bon, elle n'a que dix minutes de
retard, pas de quoi casser trois pattes à un canard.
Mais le coq déchante, voilà que la fameuse souris est plate comme une limande, myope comme une taupe, souffle
comme un phoque et rit comme une baleine. Il en reste muet comme une carpe et quand elle essaie de lui tirer les vers du nez, il n'a q'une ressource, celle de noyer le poisson.
Il a le bourdon et envie de verser quelques larmes de crocodile. Il fini par s'inventer une fièvre de cheval qui lui permet de filer comme un lièvre; laissant la gazelle en plan, qui se met à chialer comme un veau. Il a beau être doux comme un agneau, faut pas le prendre pour un pigeon !
Requiem in pace...
Tous ces longs mois passés, confiné dans ce bourg,
Ont creusé sur mon front de bien profondes rides.
Aujourd'hui, assommée par le bruit des tambours,
Ma jeunesse n'est plus qu'un univers aride.
Un automne m'a vu par une belle aurore,
Arriver en ces lieux croyant en l'avenir;
Un autre automne voit un être, jeune encore,
S'en allant accablé par d'amers souvenirs.
Les armes se sont tues.De nouveau on respire...
Que j'aimerai chanter cette paix retrouvée!
Mais trop de morts, hélas, font que les mots expirent
Sur le bord de mon cœur qui ne peut approuver.
Adieu vous tous amis, glorieux soldats de l'ombre!...
Nul ne viendra jamais vous apporter de fleurs...
Moi je n'oublierai pas, amis de ces jours sombres!...
A votre souvenir je fais don de mes pleurs.
Ugine (Savoie), octobre 1944
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Aucune importance |
Je vois bien que ce jour est maussade
Le soleil est, hélas, bien malade
Et le vent lui fait des misères
C'est un jour qui a des idées noires.
Et la pluie a de tristes histoires
Mais qu'est-ce que ça peut bien me faire !
Aucune importance
Puisque j'ai la chance
De vous rencontrer,
Les nuages dansent
Aucune importance
Tant pis pour l'été,
Ce soir je n'ai pas besoin de ciel bleu
Je saurai bien le trouver dans vos yeux
Et puis que m'importe !
Tout ce que m'apporte
Le destin mauvais
Toutes les souffrances
Aucune importance
Puisque je vous ai.
Laissons les méchants et les fous
S'occuper de rien et de tout
Aucune importance
Puisque j'ai la chance
D'être près de vous
Et depuis le bonheur s'éternise,
Le souci a bouclé ses valises
Mon cœur fait de belles affaires
Mais pourtant aujourd'hui je m'inquiète
L'avenir a l'air de faire la tête
Mais qu'est-ce que ça peut bien me faire !
Aucune importance
Puisque j'ai la chance
De t'aimer encor
Tout ce qu'on en pense
Aucune importance
Aimons-nous d'abord
Pour être heureux pas besoin de ciel bleu
J'ai mis le mien pour toujours dans tes yeux
Et puis que m'importe
Tout ce que m'apporte
Le destin mauvais
Toutes les souffrances
Aucune importance
Tant que je t'aurai
Et laissons les jours et les jours
Peu à peu vieillir notre amour
Aucune importance
Puisqu'on a la chance
De s'aimer toujours
texte de Michel Roger
De grâce, Ami, cache le bien,
Car l'homme est bon, il s'intéresse...
A celui qui n"a besoin de rien
Il y a autant d'amours à tous les âges que de coquillages sur la plage.(X...)
Dans l'amour... la rechute est fréquente. (Proverbe espagnol)
Vieilles amours et vieux tisons s'allument en toutes saisons. (Deslauriers, alias Bruscambille, comédien de l'Hôtel de Bourgogne -1615)
Les amours adolescentes sont comme un feu de bois vert, elles donnent plus de fumée que de chaleur. (Proverbe allemand)
Il n'y a si petite demoiselle qui ne veuille aimer. (Marguerite de Navarre)
L'Amour n'attends pas le nombre des années. (Maxime)
L'amour est mêlé de miel et de fiel. (Plaute)
La jalousie est cruelle comme l'enfer et ses ardeurs sont des ardeurs de feu. (Le Cantique des Cantiques)
Fêtes et cadeaux font vivre l'amour comme le grain le pigeon. (Proverbe)
Les êtres humains naissent libres et égaux... Et puis il y en a qui se marie... (Marcel Jouhandeau)
Le remariage est le triomphe de l'espérance sur l'expérience. (Samuel Johnson)
On ne s'aime bien que quand on n'a plus besoin de se le dire. (Aphorisme idiot du XIXème siècle)
Qui veut un cheval sans défaut doit aller à pied. (Proverbe du XIII ème siècle)
Si vous voulez savoir la valeur de l'argent, essayez d'en emprunter. (Benjamin Franklin)
Quand j'étais gosse, haut comme trois pommes
J'parlais bien haut pour être un homme !
J'disais ; JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS, JE SAIS...
C'était l'début, c'était l'printemps,
Mais quand j'ai eu mes dix huit ans
J'ai dit : JE SAIS, ça y est, cette fois JE SAIS !
Et aujourd'hui, les jours où j'm'retourne
J'regarde la Terre où j'ai quand même fait les cent pas
Et je n'sais toujours pas comment elle tourne !
Vers vingt cinq ans, j'savais tout :
L'amour, les roses, la vie, les sous...
Tiens, oui l'amour ! J'en avais fait tout le tour !
Et heureusement comme les copains,
J'avais pas mangé tout mon pain,
Au milieu de ma vie, j'ai encore appris !
C'que j'ai appris, ça tient en trois ou quatre mots :
« Le jour où quelqu'un vous aime, il fait très beau,
J'peux pas mieux dire, il fait très beau.
C'est encore ce qui m'étonne dans la vie
Moi qui suis à l'automne de ma vie ;
On oublie tant de jours de tristesse
Mais jamais un matin de tendresse !
Toute ma jeunesse j'ai voulu dire JE SAIS
Seulement, plus je cherchais et moins j'savais
Il y a 60 coups qui ont sonné à l'horloge,
Je suis encore à ma fenêtre, je regarde et je m'interroge ?
Maintenant je sais, JE SAIS QU'ON NE SAIT JAMAIS !
La vie, l'amour, l'argent, les amis, et les roses...
On ne sait jamais le bruit ni la couleur des choses,
C'est tout ce que je sais, mais ça j'l'SAIS !
Texte de Jean Loue Dabadie,
dit par Jean Gabin
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